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    <body>&lt;span style=&quot;color: rgb(153, 153, 0);&quot;&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;Article de S.S. Van Dine publi&#233; en septembre 1928 dans L&#8217;American magazine&lt;/strong&gt;&lt;/big&gt;&lt;/span&gt;


&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2215/2185827686_6f91dc0cbc_o.jpg&quot; title=&quot;Private Detective - Crime crazy&quot; id=&quot;link_0&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;imgizqda&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2215/2185827686_2202b3daff_m.jpg&quot; id=&quot;img_0&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;1.&lt;/strong&gt; Le lecteur et le d&#233;tective doivent avoir des chances &#233;gales de r&#233;soudre le probl&#232;me. Tous les indices doivent &#234;tre pleinement &#233;nonc&#233;s et d&#233;crits en d&#233;tail.

&lt;strong&gt;2. &lt;/strong&gt;L&#8217;auteur n&#8217;a pas le droit d&#8217;employer vis-&#224;-vis du lecteur des &quot; trucs &quot; et des ruses, autres que ceux que le coupable emploie lui-m&#234;me vis-&#224;-vis d&#233;tective.

&lt;strong&gt;3. &lt;/strong&gt;Le v&#233;ritable roman policier doit &#234;tre exempt de toute intrigue amoureuse ). Y introduire de l&#8217;amour serait, en effet, d&#233;ranger le m&#233;canisme du probl&#232;me purement intellectuel.

&lt;strong&gt;4. &lt;/strong&gt;Le coupable ne doit jamais &#234;tre d&#233;couvert sous les traits du d&#233;tective lui-m&#234;me ni d&#8217;un membre quelconque de la police. Ce serait de la tricherie aussi vulgaire que d&#8217;offrir un sou neuf contre un louis d&#8217;or.

&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2348/2185828890_b90247f1fc_o.jpg&quot; title=&quot;Private Detective-Clay pigeon&quot; id=&quot;link_1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;imgizqda&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2348/2185828890_cce42d756e_m.jpg&quot; id=&quot;img_1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;5.&lt;/strong&gt; Le coupable doit &#234;tre d&#233;termin&#233; par une suite de d&#233;ductions logiques et non pas par hasard, par accident, ou par confession spontan&#233;e.

&lt;strong&gt;6. &lt;/strong&gt;Dans tout roman policier il faut, par d&#233;finition, un policier. Or, ce policier doit faire son travail et il doit le faire bien. Sa tache consiste &#224; r&#233;unir les indices qui nous m&#232;neront &#224; l&#8217;individu qui a fait le mauvais coup dans le premier chapitre. Si le d&#233;tective n&#8217;arrive pas la une conclusion satisfaisante par l&#8217;analyse des indices qu&#8217;il a r&#233;unis, il n&#8217;a pas r&#233;solu la question.

&lt;strong&gt;7. &lt;/strong&gt;Un roman policier sans cadavre. cela n&#8217;existe pas (... ) Faire lire trois cents pages sans m&#234;me offrir un meurtre serait se montrer trop exigeant vis-&#224;-vis d&#8217;un lecteur de roman policier. La d&#233;pense d&#8217;&#233;nergie du lecteur doit &#234;tre r&#233;compens&#233;e.

&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2238/2204428937_ca1cd60830_o.jpg&quot; title=&quot;Dime Mystery Magazine- Prey for the Creeping Death&quot; id=&quot;link_1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2238/2204428937_6e21dd7dd9_m.jpg&quot; id=&quot;img_1&quot; class=&quot;imgizqda&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;8. &lt;/strong&gt;Le probl&#232;me policier doit &#234;tre r&#233;solu &#224; l&#8217;aide de moyens strictement r&#233;alistes. Apprendre la v&#233;rit&#233; par le spiritisme, la clairvoyance ou les boules de cristal est strictement interdit. Un lecteur peut rivaliser avec un d&#233;tective qui recourt aux m&#233;thodes rationnelles. S&#8217;il doit rivaliser avec les esprits et la m&#233;taphysique, il a perdu d&#8217;avance.

&lt;strong&gt;9. &lt;/strong&gt;Il ne doit y avoir, dans un roman policier digne de ce nom, qu&#8217;un v&#233;ritable d&#233;tective. R&#233;unir les talents de trois ou quatre policiers pour la chasse au bandit serait non seulement disperser l&#8217;int&#233;r&#234;t et troubler la clart&#233; du raisonnement, mais encore prendre un avantage d&#233;loyal sur le lecteur.

&lt;strong&gt;10. &lt;/strong&gt;Le coupable doit toujours &#234;tre une personne qui ait jou&#233; un r&#244;le plus ou moins important dans l&#8217;histoire, c&#8217;est-&#224;-dire quelqu&#8217;un que le lecteur connaisse et qui l&#8217;int&#233;resse. 
Charger du crime, au dernier chapitre, un personnage qu&#8217;il vient d&#8217;introduire ou qui a jou&#233; dans l&#8217;intrigue un r&#244;le tout a fait insignifiant, serait, de la part de l&#8217;auteur, avouer son incapacit&#233; de se mesurer avec le lecteur.
&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2233/2213905386_58a8b59ebc.jpg?v=0&quot; title=&quot;True Detective - Hillbilly ballads and bullets&quot; id=&quot;link_0&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;
&lt;img style=&quot;width: 170px; height: 217px;&quot; class=&quot;imgizqda&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2233/2213905386_58a8b59ebc_m.jpg&quot; id=&quot;img_0&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;11. &lt;/strong&gt;L&#8217;auteur ne doit jamais choisir le criminel parmi le personnel domestique tel que valets, laquais, croupiers cuisiniers ou autres. Ce serait une solution trop facile. (... ) Le coupable doit &#234;tre quelqu&#8217;un qui en vaille la peine.

&lt;strong&gt;12. &lt;/strong&gt;Il ne doit y avoir, dans un roman policier, qu&#8217;un seul coupable, sans &#233;gard au nombre d&#8217;assassinats commis. (&#8230;) Toute l&#8217;indignation du lecteur doit pouvoir se concentrer sur une seule &#226;me noire.

&lt;strong&gt;13. &lt;/strong&gt;Les soci&#233;t&#233;s secr&#232;tes, les, mafia, les camarillas, n&#8217;ont pas de place dans le roman policier. L&#8217;auteur qui y touche tombe dans le domaine du roman d&#8217;aventures ou du roman d&#8217;espionnage.

&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2321/2223728551_1e388024e3_o.jpg&quot; title=&quot;Ten Detectives Aces - Suicide Slogan&quot; id=&quot;link_1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2321/2223728551_4fba893093_m.jpg&quot; id=&quot;img_1&quot; class=&quot;imgizqda&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;14. &lt;/strong&gt;La mani&#232;re dont est commis le crime et les moyens qui doivent mener &#224; la d&#233;couverte du coupable doivent &#234;tre rationnels et scientifiques. 
La pseudo-science, avec ses appareils purement imaginaires, n&#8217;a pas de place dans le vrai roman policier.

&lt;strong&gt;15. &lt;/strong&gt;Le fin mot de l&#8217;&#233;nigme doit &#234;tre apparent tout au long du roman, &#224; condition, bien s&#251;r, que le lecteur soit assez perspicace pour le saisir. Je veux dire par l&#224; que, si le lecteur relisait le livre une fois le myst&#232;re d&#233;voil&#233;, il verrait que, dans un sens, la solution sautait aux yeux d&#232;s le d&#233;but, que tous les indices permettaient de conclure &#224; l&#8217;identit&#233; du coupable et que, s&#8217;il avait &#233;t&#233; aussi fin que le d&#233;tective lui-m&#234;me, il aurait pu percer le secret sans lire jusqu&#8217;au dernier chapitre. 
Il va sans dire que cela arrive effectivement tr&#232;s souvent et je vais jusqu&#8217;&#224; affirmer qu&#8217;il est impossible de garder secr&#232;te jusqu&#8217;au bout et devant tous les lecteurs la solution d&#8217;un roman policier bien et loyalement construit. 
Il y aura toujours un certain nombre de lecteurs qui se montreront tout aussi sagaces que l&#8217;&#233;crivain (&#8230; ).&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2381/2225155308_ec56b897fb_o.jpg&quot; title=&quot;True Detective - Bungled Death of the Denver Millionaire&quot; id=&quot;link_2&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;width: 167px; height: 209px;&quot; class=&quot;imgizqda&quot; src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2381/2225155308_b29ac2dd13_m.jpg&quot; id=&quot;img_2&quot;&gt;&lt;/a&gt; C&#8217;est l&#224;, pr&#233;cis&#233;ment, que r&#233;side la valeur du jeu (&#8230;).
&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2381/2225155308_ec56b897fb_o.jpg&quot; title=&quot;True Detective - Bungled Death of the Denver Millionaire&quot; id=&quot;link_2&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;
&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;16. &lt;/strong&gt;Il ne doit pas y avoir, dans le roman policier, de longs passages descriptifs pas plus que d&#8217;analyses subtiles ou de pr&#233;occupations atmosph&#233;rique. Cela ne ferait qu&#8217;encombrer lorsqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;exposer clairement un crime et de chercher le coupable. De tels passages retardent l&#8217;action et dispersent l&#8217;attention, d&#233;tournant le lecteur du but principal qui consiste &#224; poser un probl&#232;me, &#224; l&#8217;analyser et &#224; lui trouver une solution satisfaisante. (... ) Je pense que lorsque l&#8217;auteur est parvenu &#224; donner l&#8217;impression du r&#233;el et &#224; capter l&#8217;int&#233;r&#234;t et la sympathie du lecteur aussi bien pour les personnages que pour le probl&#232;me. il a fait suffisamment de concessions &#224; la technique purement litt&#233;raire.

&lt;strong&gt;17. &lt;/strong&gt;L&#8217;&#233;crivain doit s&#8217;abstenir de choisir son coupable parmi les professionnels du crime. &lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2336/2261756257_38f014c196_o.jpg&quot; title=&quot;Black Mask - Novembre 1937&quot; id=&quot;link_0&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2336/2261756257_e861633088_m.jpg&quot; id=&quot;img_0&quot; class=&quot;imgizqda&quot;&gt;&lt;/a&gt;Les m&#233;faits des bandits rel&#232;vent du domaine de la police et non pas de celui des auteurs et des d&#233;tectives amateurs. 
De tels forfaits composent la grisaille routini&#232;re des commissariats, tandis qu&#8217;un crime commis par une vieille femme connue pour sa grande charit&#233; est r&#233;ellement fascinant.

&lt;strong&gt;18. &lt;/strong&gt;Ce qui a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; comme un crime ne peut pas, &#224; la fin du roman, se r&#233;v&#233;ler comme un accident ou un suicide. 
Imaginer une enqu&#234;te longue et compliqu&#233;e pour la terminer par une semblable d&#233;convenue serait jouer au lecteur un tour impardonnable.

&lt;strong&gt;19. &lt;/strong&gt;Le motif du crime doit toujours &#234;tre strictement personnel, (... ) Le roman policier doit refl&#233;ter les exp&#233;riences et les pr&#233;occupations quotidiennes du lecteur, tout en offrant un certain exutoire &#224; ses aspirations ou &#224; ses &#233;motions refoul&#233;es.

&lt;a href=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2234/2233781458_9b5b6408fc_b.jpg&quot; title=&quot;Double detective - The green lama by Richard Foster&quot; id=&quot;link_0&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2234/2233781458_9b5b6408fc_m.jpg&quot; id=&quot;img_1&quot; class=&quot;imgizqda&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;20. &lt;/strong&gt;Enfin, je voudrais &#233;num&#233;rer quelques trucs auxquels n&#8217;aura re-cours aucun auteur qui se respecte parce que d&#233;j&#224; trop utilis&#233;, et d&#233;sormais familiers &#224; tout amateur de litt&#233;rature polici&#232;re :&lt;blockquote&gt;a. La d&#233;couverte de l&#8217;identit&#233; du coupable en comparant un bout de cigarette trouv&#233; &#224; l&#8217;endroit du crime &#224; celles que fume un suspect.
b.La s&#233;ance spirite truqu&#233;e au cours de laquelle le criminel, pris de terreur, se d&#233;nonce.
c.Les fausses empreintes digitales
d.L&#8217;alibi constitu&#233; au moyen d&#8217;un mannequin.
e.Le chien qui n&#8217;aboie pas, r&#233;v&#233;lant ainsi que l&#8217;intrus est un familier de l&#8217;endroit.
f.Le coupable fr&#232;re jumeau du suspect ou un parent lui ressemblant &#224; s&#8217;y m&#233;prendre.
g.La seringue hypodermique et le s&#233;rum de v&#233;rit&#233;.
h.Le meurtre commis dans une pi&#232;ce close en pr&#233;sence des repr&#233;sentants de la loi.
i.L&#8217;emploi des associations de mots pour d&#233;couvrir le coupable.
j.Le d&#233;chiffrement d&#8217;un cryptogramme par le d&#233;tective ou la d&#233;couverte d&#8217;un code chiffr&#233;.
&lt;/blockquote&gt;
&lt;hr size=&quot;2&quot; width=&quot;100%&quot;&gt;&lt;strong&gt;Titres des couvertures de pulp fiction illustrant cet article par ordre d'apparition :&lt;/strong&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Private Detective - Crime crasy (Auteur : Clint Murdock)
&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Private Detective - Clay pigeon (Auteur : Roger Torrey)
&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Dime Mystery Magazine Prey for the Creeping Death (Auteurs : Russel Gray et Donald G. Cormack)
&lt;/li&gt;&lt;li&gt;True Detective - Hillbilly Ballads and bullets&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ten Detectives Aces - Suicide Slogan (Auteur : Harry Widmer)
&lt;/li&gt;&lt;li&gt;True Detective - Bungled Death of the Denver Millionaire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lacoctelera.com/couleur/post/2008/03/25/black-mask-l-anc-tre-du-pulp-fiction-americain&quot; title=&quot;Black Mask&quot; id=&quot;link_0&quot;&gt;Black Mask&lt;/a&gt; - Num&#233;ro de Novembre 1937 (Auteurs : Edward S. Williams, Cornell Woolrich, Roger Torrey)
&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Double detective - The green lama (Auteur :Richard Foster)
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;</body>
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    <title>Vingt r&#232;gles pour le crime d'auteur du roman policier</title>
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